Bienvenue !

Bonjour et bienvenue dans ma caverne d'Ali Baba remplie de bouquins !

Ce blog regroupe mes lectures et mes avis sur celles-ci.
Comme je suis toujours un peu en retard ici, n'hésitez pas à me suivre en direct sur mon profil Goodreads.
J'espère vous inspirer pour vos prochaines lectures.

Bonne continuation dans mes pages !

Cécile

samedi 4 mai 2019

Player One

Ernest Cline - Player One


Au dos du livre - Résumé :
2044. La Terre n'est pas belle à voir. Comme la majeure partie de l'humanité, Wade Watts passe tout son temps dans l'OASIS, un monde virtuel où chacun peut faire et être tout ce qui lui chante. Il rêve secrètement d'être celui qui décrochera le gros lot...
James Halliday, le créateur de l'OASIS, est mort quelques années auparavant sans laisser de successeur. Pour décider du sort de sa fortune, il a créé une véritable chasse au trésor. Battre des records à Pac-Man, réciter par cœur des paroles de Devo, et trouver les failles des jeux vidéo cultes : voilà l'unique moyen d'accéder à son héritage colossal. Des centaines des personnes ont essayé, en vain. Joueurs invétérés ou grands groupes corrompus, tous s'y sont cassé les dents.
Wade se dit qu'il sera peut être capable de relever le défi. Et il résout la première énigme.


Êtes-vous prêt ?

"Un véritable nerd-gasme." - The New York Times
"Harry Potter a grandi, et il est le Player One." - Huffington Post


Mon avis :
La quatrième de couverture m'a immédiatement enthousiasmée en me rappelant un peu jPod, qui m'avait déjà bien plu. D'autre part, j'étais, à la période où j'ai lu ce livre, en pleine addiction à World of Warcraft, et le roman m'a donc paru tout à fait adapté à mes intérêts du moment. Au passage, j'ai tout de suite remarqué que le héros s'appelle Wade Owen Watts, ses initiales forment donc le même acronyme que le jeu en question : parfait ! Enfin Wade Watts, ça fait un peu nom de super héros. Dans le même registre, y'a Wade Wilson (c'est Deadpool). Le héros nous apprend d'ailleurs que son papa est fan de comics. Ces petits clins d’œil repérés, on sait tout de suite que le roman va être riche en références sympa.
Pour l'histoire en elle-même, elle se passe donc en 2044, un futur relativement proche, et effectivement, la description du monde est bien en rapport avec ce que l'on vit aujourd'hui : crise énergétique, réchauffement climatique, guerres de religion et terrorisme. Sauf qu'évidemment, comme on n'a pas su changer le cours de notre industrialisation à outrance, la condition humaine dans les pays dits "développés" ne s'est pas améliorée, bien au contraire. La population continue donc joyeusement à se réfugier dans un monde virtuel, comme elle sait si bien le faire, pendant que la planète continue à morfler. J'ai beaucoup aimé certaines petites phrases ("Le monde réel, c'était vraiment trop nul"), la tonne de références TV, ciné, jeux vidéo, et même la rivalité du payant contre le libre est bien présente dans cet univers finalement pas si éloigné du nôtre... Une autre chose qui m'a beaucoup plu, c'est le suspense présent tout au long de l'histoire, et ce même si on sait dès le départ comment ça va se terminer. Comme dans les jeux vidéo, quand on commence ce livre, l'immersion est grande et on oublie facilement le monde autour de soi.
Bref, j'ai adoré voir Wade Watts, sous les traits de son avatar Parzival, et ses amis virtuels (qui n'en sont pas moins de vrais amis), se démener dans cet univers virtuel comme dans le monde réel. La fin m'a semblé un peu trop manichéenne, avec sa petite morale bien sage qui dit qu'en gros les jeux vidéo c'est bien, mais qu'il ne faut pas laisser la vie réelle de côté car c'est la seule qui peut apporter de vraies choses. Malgré tout, ça reste pour moi une super lecture, sympa et geek comme on les aime.

Je précise que j'ai lu ce livre en 2015, avant que le film ne sorte donc, et que quand il est sorti je me suis jetée dessus avec grand plaisir !

mercredi 3 avril 2019

Nine dragons

Michael Connelly - Nine dragons


Au dos du livre - Résumé :
Detective Harry Bosch is called to investigate the murder of a store owner in a tough LA neighbourhood. For Harry, it's a trip down memory lane: he's been to Fortune Liquors before and remembers Mr Li - a man who offered him sanctuary during LA's notorious riots. Now the debt must be repaid.
Mr Li left a clue to his murderer's identity, a clue that leads Harry into a parallel criminal universe ruled by the Triads. But as he gets closer to this shady underworld, the Triads send Harry a devastating message - they have taken something of his, something he holds very dear. As Harry's life implodes, he must risk everything to track a killer who knows how to get under his skin.


Mon avis :
Une lecture en anglais, pour changer. Ceci est un polar en trois actes qui nous balance entre Los Angeles et Hong Kong, plein de suspense et de tension, qui mélange les côtés professionnel et personnel. Si la première partie est une investigation somme toute assez classique pour un policier, j'ai trouvé la seconde très originale, plus stressante, presque plus intime. Chacune des étapes a ses rebondissements, et ce n'est pas une écriture à la Hollywood, malgré quelques clichés habituels du genre. La fin amène d'ailleurs un petit retournement de situation assez inattendu ! Je n'ose pas en dire plus de peur de gâcher l'intrigue, mais j'ai beaucoup apprécié, et ce bien que ce soit le tome 14 des aventures d'Harry Bosch : ça ne m'a absolument pas gênée dans ma compréhension.

samedi 30 mars 2019

Plus forte que la rue

Fiona Thibeaux - Plus forte que la rue


Au dos du livre - Résumé :
A 19 ans, lorsqu’elle découvre le corps de sa mère en état de décomposition dans l’appartement familial, Fiona ne sait pas que le pire est à venir. Fille unique de parents divorcés, maman d’un bébé de quelques mois, elle n’a personne à qui confier sa peine. Les mois passent, les factures s’accumulent, les amis se font de plus en plus rares. La descente aux enfers commence.
Récit poignant et bouleversant d’une jeune femme malmenée par la vie.


Mon avis :
J'ai rencontré Fiona quand j'étais au collège. J'étais alors bien loin de me douter que, plus de 10 ans plus tard, je la retrouverais sur les rayons de ma bibliothèque. J'ai appris par une amie commune qu'elle avait écrit un livre. Et quand j'ai compris pourquoi, j'ai été secouée. Quoi ? Être SDF, ça peut aussi arriver à des gens qu'on connaît ? Une sorte de révélation, je me suis rendue compte que j'avais des préjugés. Alors je les ai mis de côté, et j'ai lu.
Le style est vivant, proche du langage parlé, vraiment proche de la Fiona que j'ai connue. Du coup, cela m'a beaucoup touchée. J'ai pris conscience de certaines choses : certains humains valent moins que des animaux aux yeux des autres, ils sont carrément invisibles, des êtres humains n'ont pas les moyens de couvrir leurs besoins élémentaires pendant que d'autres ne savent pas quoi faire de tout leur argent. Il n'y a pas d'égalité dans la société de nos jours, ni de solidarité. C'est assez déprimant, mais ça donne aussi envie de refuser de faire partie de cette masse de gens anonymes qui ignore ou méprise ceux qui n'ont pas eu autant de chance qu'eux dans la vie. Car notre sort à tous ne tient qu'à peu de choses : une main qui se tend, un environnement défavorable, et c'est le monde qui bascule.
J'ai lu ce livre en 2015 (oui oui je suis très en retard), et j'espère être devenue une meilleure personne depuis.
Fiona, j'espère que tout va bien pour toi maintenant, merci pour avoir écrit ce livre.