Bienvenue !

Bonjour et bienvenue dans ma caverne d'Ali Baba remplie de bouquins !

Ce blog regroupe mes lectures et mes avis sur celles-ci.
Comme je suis toujours un peu en retard ici, n'hésitez pas à me suivre en direct sur mon profil Goodreads.
J'espère vous inspirer pour vos prochaines lectures.

Bonne continuation dans mes pages !

Cécile

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lundi 23 janvier 2023

La faculté des rêves

Sara Stridsberg - La faculté des rêves

Au dos du livre - Résumé :
Sara Stridsberg rouvre le dossier de Valerie Solanas, cette féministe radicale qui tenta d'assassiner Andy Warhol en 1968, juste après avoir écrit le SCUM Manifesto, dans lequel elle prône la destruction du genre masculin.
Nous plongeons dans le passé de V. Solanas, avec ses souvenirs obsédants : ses conversations avec sa mère, ambiguë et destructrice, le directeur de l'université de psychologie où elle a été admise, Andy Warhol lui-même et son désir obstiné de l'utiliser pour son art, ou encore la psychiatre qui la suit après sa tentative de meurtre.
Et surtout son amour fou pour Cosmogirl...
Provocant, poétique, drôle et tragique, un roman envoûtant.

Mon avis :
J'étais jeune et naïve, pas encore très au fait de l'histoire du féminisme, quand j'ai commencé ce livre (en 2016). Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si trash. Mais bon, j'aurais pu me douter, en lisant sur la 4e de couverture "féministe radicale qui tenta d'assassiner...". Le texte part dans tous les sens, ne semble pas du tout structuré, on dirait un brouillon de livre. Mais après tout, est-ce qu'on pourrait attendre plus qu'un brouillon de la part d'un esprit confus qui se meurt ? C'est fou, comme Valerie, qui est tellement extrême en tout. Malgré tout, on sent confusément une espèce de poésie violente en elle. Une âme d'artiste en somme, au sens habituel qu'on lui donne, torturée et incomprise, en proie à la maladie mentale.
Je pense que je vais relire ce livre avec mes 7 ans de plus (et les connaissances qui vont avec), pour voir si je le comprends mieux.

mardi 19 février 2019

Les larmes de Tarzan

Katarina Mazetti - Les larmes de Tarzan


Au dos du livre - Résumé :
Elle, c'est Mariana, mais leur rencontre fut assez fracassante pour qu'il la surnomme Tarzan. Lui, il s'appelle Janne, pour de vrai. Mère célibataire, elle élève seule deux enfants, caresse le souvenir de leur fantasque père évaporé dans la nature et tente de nourrir sa petite famille malgré les fins de mois asphyxiantes. Lui, il roule en Lamborghini, papillonne sans s'engager avec de jeunes femmes forcément cadres, élégantes et dynamiques, et déteste que des marmots salissent les sièges en cuir de sa voiture de sport.
Ces deux-là peuvent-ils s'aimer ? Et si, malgré l'abîme qui les sépare, ils s'attachent l'un à l'autre, sauront-ils vivre une relation décomplexée qui fera fi des conventions et des barrières sociales ?
Après l'immense succès du Mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti met en scène un nouveau couple loufoque et improbable pour mieux brocarder les injustices sociales et rire de l'éternelle guerre des sexes dans un roman enlevé, drôle et caustique.

Née en 1944, Katarina Mazetti est journaliste. Auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle a rencontré un succès phénoménal avec Le mec de la tombe d'à côté, traduit en de nombreuses langues. Son œuvre est publiée en France par les éditions Gaïa.


Mon avis :
Voilà encore un livre qui a traîné bien trop longtemps dans ma pile à lire. De la même autrice, j'avais beaucoup aimé Le mec de la tombe d'à côté, mais j'avais un peu peur que le sujet soit trop redondant entre les deux livres. Finalement, j'ai trouvé que le thème était traité de manière très originale, déjà rien que dans la forme : le narrateur est un personnage différent à chaque chapitre, le style et le registre de langue s'adaptent en fonction du personnage qui est en charge de raconter l'histoire. J'ai trouvé ça vraiment rare mais très plaisant, et me suis dit qu'en tant qu'auteur, ce ne doit pas être évident de passer de l'un à l'autre !
Pour ce qui est du fond, le quotidien de la famille de Tarzan n'est vraiment pas rose, mais celui de Janne ne l'est pas non plus, dans un registre différent. J'ai beaucoup aimé le fait que le roman ne soit pas du tout manichéen, ce n'est pas tout blanc ou tout noir, et la fin est heureuse même si ce n'est pas "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". C'est tendre, humain et très sympa.