Bienvenue !

Bonjour et bienvenue dans ma caverne d'Ali Baba remplie de bouquins !

Ce blog regroupe mes lectures et mes avis sur celles-ci.
Comme je suis toujours un peu en retard ici, n'hésitez pas à me suivre en direct sur mon profil Goodreads.
J'espère vous inspirer pour vos prochaines lectures.

Bonne continuation dans mes pages !

Cécile

jeudi 5 juillet 2018

Rain man

Léonore Fleischer - Rain man


Au dos du livre - Résumé :
À l'annonce de la mort de son père, Charlie Babbit apprend qu'il est déshérité au profit d'un mystérieux légataire.
Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il découvre que celui-ci n'est autre que Raymond (le "Rain Man" de son enfance), son frère oublié, interné dans un hôpital psychiatrique.
Pour récupérer sa part d'héritage, Charlie n'hésite pas à enlever son frère. Après quelques jours passés ensemble, un détour par Las Vegas, où Raymond révèle d'extraordinaires talents, Charlie se prend d'affection pour ce frère qui changera sa vie.

"Rain Man", le récit d'un amour bouleversant, le film de l'année, le rôle dont Dustin Hoffmann déclare qu'il aura définitivement marqué sa carrière.


Mon avis :
Moi qui n'ai toujours pas vu ce film, il était au moins temps que je lise le livre. J'ai trouvé celui-ci chez un bouquiniste sur un marché artisanal dans le sud, et il avait déjà bien vécu ! Le résumé ci-dessus nous dévoile une grande partie des deux premiers chapitres à peu près. Pour la suite... Les personnages sont intelligents, on leur fait confiance pour se tirer de cette situation.
Tout au long du roman, la sensation que deux intelligences différentes s'opposent est bien présente. Raymond, l'intelligence des faits, Charlie, celle des émotions et des sentiments. Mais aucun des deux ne sait vraiment tracer la frontière entre le bien et le mal dans ses actions, et en cela ils ne sont pas si différents finalement.
Après avoir terminé le livre, je trouve que le résumé en dit un peu trop sur l'intrigue, c'est dommage. En revanche, ce qu'il ne dit pas, c'est l'émotion ressentie lors de certains passages. C'est prenant et fort comme seules peuvent l'être les relations humaines. Au final, qui a appris quoi à qui ? Très émouvant, en tous cas pour moi qui n'ai pas vu le film.

jeudi 24 mai 2018

Petits poèmes en prose - Le spleen de Paris

Charles Baudelaire - Petits poèmes en prose - Le spleen de Paris


Au dos du livre - Résumé :
Dans les Petits Poèmes en prose, Baudelaire se fait homme de la rue, rôdeur, voyeur et voyant. C'est dans la grande ville fascinante et répulsive - Paris en l'occurrence -, et non plus dans le spectacle de la nature, qu'il cherche son inspiration. C'est là, dans ce lieu de débauches et d'errances d'où surgit parfois la beauté, qu'il élargit le champ de l'expérience intérieure. Tournant le dos à la poésie conventionnelle, il entre alors dans la modernité.


Mon avis :
J'ai lu ce recueil par intermittence entre deux livres. Pour moi cela fait partie des classiques, mais pour être tout à fait honnête, j'ai un peu dû me forcer pour le terminer.
Une chose est certaine : la poésie ce n'est pas fait pour moi ! Même en prose - surtout en prose ? Quel est l'intérêt de la poésie si c'est pour en retirer les rimes ? -, je n'aime pas particulièrement, je n'en vois pas vraiment l'utilité, et la plupart du temps je n'y comprends tout simplement rien.
Seuls quelques poème m'ont un peu touchée, mais je suis vraiment loin d'être convaincue pour le moment...

mercredi 16 mai 2018

Le voyage de Nina

Frédérique Deghelt - Le voyage de Nina


Au dos du livre - Résumé :
Elle s’appelle Nina, comme la chanteuse de jazz Nina Simone. Elle est la little blue girl de ses parents artistes. La vie est une fête jusqu’à leur disparition dans un accident d’avion. Placée chez des grands-parents qu’elle ne connaissait pas, Nina décide l’impossible : s’enfuir et attendre d’avoir la majorité pour revenir. Après tout, elle a depuis toujours voyagé avec son père et sa mère ! Mais entre le voyage insouciant avec deux adultes et la fugue d’une mineure recherchée par les gendarmes, il y a un monde...

Un road movie au féminin, par l’auteur de La Vie d’une autre.


Mon avis :
A première vue ça ressemble plutôt à de la littérature pour ados, même si le thème abordé n'est pas vraiment léger : les parents de Nina sont morts, et pour ne pas vivre avec ses grandes parents, qu'elle déteste, elle va fuguer. Pas sur un coup de tête, non, tout est calculé et planifié, parfaitement rationnel !
Depuis que j'ai lu, dans mon enfance, Le chevaucheur de Provence, j'ai un faible pour les romans initiatiques. C'est sûrement ce qui fait que j'ai tant apprécié celui-ci. La découverte de la vie, de soi, des autres, ce sont des thèmes que j'aime beaucoup en littérature, sans doute parce que j'ai moi-même encore tant à apprendre !
Et ici, c'est Nina qui apprend. Tout, toute seule, avec toutes les premières fois qui vont bien : la fugue, le voyage en solo, l'alcool, la première nuit dehors, le premier contact avec une inconnue, la danse... Et entre les nouvelles choses à apprendre, il y a les souvenirs de choses déjà apprises, lorsque Nina n'était pas seule. Elle comprend la valeur de la famille, elle qui était fille unique et n'a plus personne désormais. Elle n'a pas la possibilité de profiter d'une transmission du savoir de ses parents, alors elle apprend d'elle-même, par l'expérience. La clandestinité, le travail, la pauvreté, la méfiance. En fait elle apprend la vie, et tout ce qui fait que de l'enfance, on passe à l'âge adulte. Et comme c'est la vie, parfois c'est facile, et d'autres fois beaucoup plus douloureux, mais toujours plein d'émotions, très agréable tout au long de la lecture.
Encore autre chose que j'ai aimé : beaucoup de références musicales et littéraires sont glissées ça et là, au cours du roman. Avec des parents artistes, rien d'étonnant à cela. Ce qui était plus étonnant et original, c'était le rappel de la playlist à la fin du livre, une très bonne idée je trouve, une manière de mettre le livre en musique en quelque sorte ! Je suppose que s'en servir ne pourrait qu'aider le lecteur à se mettre dans l'ambiance.
Je vous laisse avec une phrase qui m'a ramenée un peu en enfance : "il n'y a pas d'âge pour mourir, mais personne ne me l'avait dit."