Bienvenue !

Bonjour et bienvenue dans ma caverne d'Ali Baba remplie de bouquins !

Ce blog regroupe mes lectures et mes avis sur celles-ci.
Comme je suis toujours un peu en retard ici, n'hésitez pas à me suivre en direct sur mon profil Goodreads.
J'espère vous inspirer pour vos prochaines lectures.

Bonne continuation dans mes pages !

Cécile

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samedi 7 janvier 2023

Vous plaisantez, monsieur Tanner

Jean-Paul Dubois - Vous plaisantez, monsieur Tanner

Au dos du livre - Résumé :
Avant d'hériter de la maison familiale, Paul Tanner menait une existence paisible.
Mais depuis qu'il a décidé de la restaurer, rien ne va plus ! Maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens fous, tous semblent s'être donné le mot pour lui rendre la vie impossible. Chronique d'un douloureux combat, galerie de portraits terriblement humains : le récit véridique d'un chantier infernal, coloré d'une bonne dose d'humour... noir !

Mon avis :
J'ai lu ce livre alors que l'on venait d'acheter une maison à rénover du sol au plafond... C'est un amusant petit bouquin, quoiqu'un peu stressant pour qui entreprend des travaux !

mercredi 21 décembre 2022

A cloche cœur

Marie-Florence Ehret - À cloche cœur

Au dos du livre - Résumé :
Pierre a douze ans. Il n'adore pas vraiment lire ni écrire, mais il aime bien parler. Il parle de tout : de ses parents, du collège, des copains, des filles, et surtout d'Elle, dont il ne sait rien et à qui il est prêt à tout donner ou presque... y compris son cœur.

Mon avis :
J'avais lu ce livre quand j'étais enfant, et je crois me souvenir que je l'avais beaucoup aimé. Il me semblait que l'histoire se déroulait au lycée, mais après l'avoir relu plus récemment, je me suis rendue compte que les protagonistes étaient plutôt des collégiens. À la relecture, le livre m'a semblé beaucoup plus plat et bien moins intéressant que dans mes souvenirs. J'imagine que mon point de vue et ma manière de voir les choses ont évolué, et que je ne m'identifie plus vraiment aux personnages. Curieuse leçon, et qui m'a fait un drôle d'effet ! Pour finir j'ai trouvé le roman mignon, mais un peu niais, et le style m'a vraiment fait penser à un enfant qui raconte, en partant dans tous les sens. J'imagine qu'on peut dire que pour un roman jeunesse, c'est un point positif.

lundi 5 décembre 2022

D'après une histoire vraie

Delphine de Vigan - D'après une histoire vraie

Au dos du livre - Résumé :
"Tu sais parfois, je me demande s'il n'y a pas quelqu'un qui prend possession de toi."

Delphine de Vigan est notamment l'auteur de No et moi, des Heures souterraines et de Rien ne s'oppose à la nuit, Prix Fnac, Grand prix des lectrices de Elle et Prix Renaudot des lycéens. Ses livres sont traduits dans le monde entier.

Mon avis :
De la même autrice, j'ai lu No et moi, que j'avais trouvé très touchant.
Ici, dès le début, la narratrice nous fait entrer dans sa sphère intime, nous livre des détails de son passé, de son enfance, ses faiblesses. Le style m'a rappelé Nothomb, dans le sens où on ne sait plus trop démêler le vrai du faux, l'autobiographie de l'invention. Le roman m'a évoqué Antéchrista, où deux femmes s'aiment et se détestent tout à la fois. J'ai trouvé le personnage de Delphine, si prompt à se poser tout un tas de questions, assez intrigant : j'ai du mal à comprendre les gens qui s'arrachent les cheveux sur des questions sans réponses, qui doutent de tout, voire qui laissent les autres écrire leur vie à leur place. Le roman m'a paru être une réflexion sur le soi, sur l'écriture, sur le rapport au regard des autres aussi. Peut-être aurait-il été préférable que je lise son précédent ouvrage pour mieux comprendre la fin, qui m'a laissée un peu perplexe.

lundi 2 décembre 2019

Bonjour tristesse

Françoise Sagan - Bonjour tristesse


Au dos du livre - Résumé :
La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux.
La visite d'une femme de cœur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.
C'était l'été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un "charmant petit monstre" qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.


Mon avis :
Ce livre est un classique, je l'ai acheté d'occasion.
Le Larousse définit la tristesse comme l'état de quelqu'un qui éprouve du chagrin, de la mélancolie, une impression pénible ou mélancolique produite par les choses qui manquent d'animation, de vie, ou encore le caractère de ce qui est affligeant, déplorable. Les trois définitions sont applicables à ce roman qui se déroule presque à huis clos dans cette villa au bord de la mer.
Cécile, 17 ans, nous fait traverser avec elle tous les sentiments que son âme jeune et (bientôt plus si) innocente rencontre. Le livre rend bien les émotions contradictoires de la jeunesse qui grandit plus vite que prévu, à la suite d'un élément perturbateur : la colère, la rébellion, la désobéissance, et quand c'est trop tard, le regret, le remords, un relent amer. Et puis la vie qui finit par reprendre son cours, comme si de rien n'était. L'insouciance de la jeunesse contre la discipline de l'expérience... On a tendance à oublier parfois que quel que soit notre âge, nous sommes avant tout des êtres humains avec des sentiments.

dimanche 4 août 2019

L'élégance des veuves

Alice Ferney - L'élégance des veuves


Au dos du livre - Résumé :
Au rythme des faire-part de naissance et de mort, voici la chronique de destins féminins dans la société bourgeoise du début du siècle. Fiançailles, mariages, enfantements, décès... le cycle ne s'arrête jamais, car le ventre fécond des femmes sait combler la perte des êtres chers. C'est avec l'élégance du renoncement que l'on transmet ici, de mère en fille, les secrets de chair et de sang, comme si la mort pouvait se dissoudre dans le recommencement.


Mon avis :
Le roman raconte d'une manière très douce l'éternel cycle de la vie, de la naissance à la mort, mais dans l'intimité d'une famille. On y trouve les conseils féminins passés de mère en fille, et, en ces temps de guerre, de veuve en veuve.
Plutôt que l'élégance, j'aurais eu envie que le titre suggère la dignité ou le courage pour évoquer ce qu'une femme est capable d'endurer, surtout au début du vingtième siècle.
C'est un très beau livre, malgré le fait que le sujet de la maternité ne soit pas l'un des plus parlants pour moi.

dimanche 19 mai 2019

Mémé

Philippe Torreton - Mémé


Au dos du livre - Résumé :
"Mémé, c'est ma mémé, même si ça ne se dit plus. Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d'avant-guerre.
Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n'est pas une enquête, ce n'est pas une biographie, c'est ce que j'ai vu, compris ou pas, ce que j'ai perdu et voulu retenir, une dernière fois.
Mémé, c'est mon regard de gamin qui ne veut pas passer à autre chose."

Voici le portrait qu'à plus de quarante ans Philippe Torreton fait de celle qui fut le personnage central de son enfance, un portrait tendre et nostalgique, construit par petites touches comme la mémoire, où chacun retrouvera sa grand-mère ou celle dont il a rêvé.


Mon avis :
Ce livre sent la nostalgie avant même qu'on l'ait ouvert. Rien qu'à le tenir dans ses mains, on sent la tendresse dans ce livre, il évoque ces moments de l'enfance qu'on voudrait garder mais qu'on déforme à force de se les repasser, ou qu'on a oubliés mais qui nous ont été racontés maintes et maintes fois. Les souvenirs d'enfance, à mi-chemin entre la réalité et cette imagination débordante qu'on avait.
Quelques passages m'ont plus particulièrement ramenée à ma propre enfance : la façon de prononcer les "et" "é" et vice versa, l'écume de la confiture de groseilles, lui faisait les foins et nous c'étaient les cerises, ou encore la fabrication de potions dans le jardin avec les cousins quand nous à la plage on faisait de la grande pâtisserie, et autres erreurs de compréhension orales comiques (la soupe au riz qui devient la "soupe pourrie", c'est presque notre "là haut-dessus l'a dit") !
Au-delà des souvenirs pleins de nostalgie et de tendresse, je remarque que le livre remet les choses en perspective pour nous qui avons tout. Faire preuve de bon sens, respecter le vivant, vivre une vie simple avec parcimonie, recycler, tant de choses que nos grands-parents faisaient par nécessité, et que nous ferions bien de remettre au goût du jour...
Ce livre est plein de tendresse, émouvant, poétique, il sent l'enfance et rappelle une période d'insouciance heureuse, et je l'ai beaucoup aimé.

dimanche 6 janvier 2019

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea

Romain Puértolas - L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea


Au dos du livre - Résumé :
Une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l'Europe et dans la Libye postkadhafiste. Une histoire d'amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d'une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle. Les tribulations d'un fakir devenu culte.


Mon avis :
Au premmier abord, on a l'impression d'être devant une lecture plutôt légère : le titre déjà, à rallonge, la couverture colorée, le tapis clouté Ikea kisifrǿtsipik, l'humour des premiers chapitres, le voyage complètement farfelu de notre fakir, des références à Tintin, des allusions hilarantes au mode de vie des gitans (Mercedes-Shayana et Miranda-Jessica Palourde)...
Mais derrière l'humour un peu premier degré, on sent que le fond est plus critique qu'il n'en a l'air, satirique. L'attention est attirée sur les conditions de vie déplorables de clandestins, la manière dont ils sont gérés en Angleterre, et on ne sait plus très bien si on doit en rire ou en pleurer.
Par son style, ce bouquin m'a fait penser au livre Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, qui partait aussi un peu dans tous les sens.

jeudi 1 novembre 2018

Pêcheur d'Islande

Pierre Loti - Pêcheur d'Islande


Au dos du livre :
"Du vrai, du roulis et du rêve." - Alphonse Daudet

"Voyez-vous, Loti est sans aucune intelligence, mais c'est notre maître à tous." - Anatole France

"Pêcheur d'Islande is to my sense perfect, one of the very few works of imagination of our day completely and successfully beautiful." - Henri James

"Une page de Loti est une aquarelle qui chante. Bien plus que Sisley, Claude Monet ou les Goncourt, Loti a été le grand impressionniste." - André Suarès

"Il y a derrière ses livres le vide qu'il y a dans le ciel, mais c'est par là qu'il est unique. Il s'est mêlé aux éléments. C'est l'air, c'est la pluie, c'est la terre qui parlent." - Julien Green


Mon avis :
Voilà un bouquin qui faisait partie de ma liste de livres à lire depuis le lycée, et j'ai mis la (belle-)famille à contribution pour enfin mettre la main dessus, il était temps !
Je lis toujours les préfaces car j'estime que c'est une partie qui doit aider le lecteur à prendre la mesure de sa lecture à venir. Celle-ci m'a ennuyée à mourir tout au long de ses 50 pages interminables, même si elle m'a donné quelques clés de lecture.
Beaucoup de gens qualifient l'auteur de peintre ou d'artiste et les descriptions sont effectivement très imagées. Pour ma part, le style, un peu désuet dans les tournures de phrases, m'a gênée à la lecture de ces tableaux, même si au fil des pages on s'y habitue peu à peu. Cela dit, il y a effectivement de très belles atmosphères tout au long du roman, on voit que Loti aime poser l'action dans un décor précis. Et si on sait lire entre les lignes, on comprendra certaines choses avant qu'elles ne se produisent.
La comparaison entre la pêche en Islande et le service du marin pour la guerre en Chine est un peu rude, mais dans les deux cas, les conditions de vie devaient être extrêmement difficiles. Et difficile aussi pour ceux que les marins laissaient derrière eux, femme, enfants, amis, parents. Ces passages sont pleins d'émotion.


C'était une lecture agréable au final, mais je venais de rentrer d'Islande quand j'ai commencé ma lecture et j'ai tout de même été un peu déçue de me rendre compte qu'il s'agissait d'un livre sur les Bretons et pas sur les Islandais !

samedi 13 octobre 2018

Le liseur du 6h27

Jean-Paul Didierlaurent - Le liseur du 6h27


Au dos du livre - Résumé :
"Peu importait le fond pour Guylain. Seul l'acte de lire revêtait de l'importance à ses yeux. Il débitait les textes avec une même application acharnée. Et à chaque fois, la magie opérait. Les mots en quittant ses lèvres emportaient avec eux un peu de cet écœurement qui l'étouffait à l'approche de l'usine."

Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d'une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine...

Dans des décors familiers transformés par la magie de personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique et généreux : un de ces livres qu'on rencontre rarement.

Jean-Paul Didierlaurent vit dans les Vosges. Le liseur du 6h27 est le premier roman de ce nouvelliste exceptionnel, lauréat à deux reprises du fameux Prix Hemingway.


Mon avis :
Que vient donc faire cet homme sensible et anxieux dans cette usine ? Il n'a pas l'air à sa place. Dans notre société du chacun pour soi, la lecture quotidienne de Guylain va devenir un vrai acte de solidarité, et c'est beau. Lire un livre qui fait l'apologie de la lecture et des livres, belle mise en abyme !
Et puis il y a la clé USB de Julie. On voit tout de suite le lien entre eux deux. Elle écrit, il lit. Ils ont une manière de voir et de décrire et de ressentir les choses qui se ressemble. Elle est dame-pipi, là où les gens vont faire leurs besoins, lui s'occupe des besoins de "la chose"... Chacun sa merde en quelque sorte ! Et comme on pouvait s'y attendre, on a droit à un chouette happy end. C'est un très joli hasard qui les réunit.

J'ai vraiment bien aimé ce bouquin, qui recense un peu notre mal-être de parisiens, dans des boulots qu'on déteste, nos petits bonheurs quotidiens, et surtout les transports en commun. Très chouette lecture, qui m'a à peine duré la journée !

mercredi 16 mai 2018

Le voyage de Nina

Frédérique Deghelt - Le voyage de Nina


Au dos du livre - Résumé :
Elle s’appelle Nina, comme la chanteuse de jazz Nina Simone. Elle est la little blue girl de ses parents artistes. La vie est une fête jusqu’à leur disparition dans un accident d’avion. Placée chez des grands-parents qu’elle ne connaissait pas, Nina décide l’impossible : s’enfuir et attendre d’avoir la majorité pour revenir. Après tout, elle a depuis toujours voyagé avec son père et sa mère ! Mais entre le voyage insouciant avec deux adultes et la fugue d’une mineure recherchée par les gendarmes, il y a un monde...

Un road movie au féminin, par l’auteur de La Vie d’une autre.


Mon avis :
A première vue ça ressemble plutôt à de la littérature pour ados, même si le thème abordé n'est pas vraiment léger : les parents de Nina sont morts, et pour ne pas vivre avec ses grandes parents, qu'elle déteste, elle va fuguer. Pas sur un coup de tête, non, tout est calculé et planifié, parfaitement rationnel !
Depuis que j'ai lu, dans mon enfance, Le chevaucheur de Provence, j'ai un faible pour les romans initiatiques. C'est sûrement ce qui fait que j'ai tant apprécié celui-ci. La découverte de la vie, de soi, des autres, ce sont des thèmes que j'aime beaucoup en littérature, sans doute parce que j'ai moi-même encore tant à apprendre !
Et ici, c'est Nina qui apprend. Tout, toute seule, avec toutes les premières fois qui vont bien : la fugue, le voyage en solo, l'alcool, la première nuit dehors, le premier contact avec une inconnue, la danse... Et entre les nouvelles choses à apprendre, il y a les souvenirs de choses déjà apprises, lorsque Nina n'était pas seule. Elle comprend la valeur de la famille, elle qui était fille unique et n'a plus personne désormais. Elle n'a pas la possibilité de profiter d'une transmission du savoir de ses parents, alors elle apprend d'elle-même, par l'expérience. La clandestinité, le travail, la pauvreté, la méfiance. En fait elle apprend la vie, et tout ce qui fait que de l'enfance, on passe à l'âge adulte. Et comme c'est la vie, parfois c'est facile, et d'autres fois beaucoup plus douloureux, mais toujours plein d'émotions, très agréable tout au long de la lecture.
Encore autre chose que j'ai aimé : beaucoup de références musicales et littéraires sont glissées ça et là, au cours du roman. Avec des parents artistes, rien d'étonnant à cela. Ce qui était plus étonnant et original, c'était le rappel de la playlist à la fin du livre, une très bonne idée je trouve, une manière de mettre le livre en musique en quelque sorte ! Je suppose que s'en servir ne pourrait qu'aider le lecteur à se mettre dans l'ambiance.
Je vous laisse avec une phrase qui m'a ramenée un peu en enfance : "il n'y a pas d'âge pour mourir, mais personne ne me l'avait dit."

dimanche 22 avril 2018

La vie rêvée d'Ernesto G.

Jean-Michel Guenassia - La vie rêvée d'Ernesto G.


Au dos du livre - Résumé :
1910-2010. Prague, Alger, Paris. La traversée du siècle de Joseph Kaplan, médecin juif pragois. De la Bohème et ses guinguettes où l'on croisait des filles qui dansaient divinement le tango en fumant des Bastos, à l'exil dans le djebel, de la peste d'Alger aux désillusions du communisme, voici la vie d'un héros malgré lui. Une vie d'amours et de grandes amitiés, une vie d'espoirs et de rencontres, jusqu'à celle, un jour de 1966, d'un certain Ernesto G., guerrier magnifique et terrassé, échoué au fin fond de la campagne tchèque après sa déroute africaine.
On retrouve ici toute la puissance romanesque de Jean-Michel Guenassia qui, après Le Club des incorrigibles optimistes, nous entraîne dans la délicate nostalgie des hommes ballottés par l'Histoire, les hommes qui tombent et qui font de cette chute même et de leur désenchantement une œuvre d'art.

"Un incontestable talent de conteur, un authentique sens de l'épopée." Le Nouvel Observateur

"Une éclatante réussite qui traverse avec panache un XXe siècle mouvementé." Lire


Mon avis :
Le premier chapitre pose le décor : sur fond de 2 guerres mondiales, notre héros, juif, va avoir fort à faire. A la fois sympathique et impressionnant de calme au fil des événements. Tout au long du roman, sa vie est découpée de manière assez originale, en périodes correspondant aux femmes de sa vie. Prague, Alger sous toutes ses facettes, Paris. Les descriptions sont très vivantes, le style sympa, presque parlé, on se croirait au coin du feu avec un conteur. Plus tard, on passera à un ton plus intime.
Lu en un temps record, l'auteur a su m'accrocher à cette histoire à la fois personnelle et publique, moi qui d'habitude n'aime pas trop l'Histoire. C'est sensible, plein de douceur, malgré la dureté du monde, et c'est très émouvant.

samedi 10 mars 2018

Spirales

Tatiana de Rosnay - Spirales


Au dos du livre - Résumé :
Hélène, la cinquantaine paisible, mène une vie sans histoire auprès de son mari, de son fils, de sa fille et de ses petits-enfants.
Hélène est une épouse modèle, une femme parfaite.
Un jour d'été caniculaire à Paris, sur un coup de tête, elle cède aux avances d'un inconnu. L'adultère vire au cauchemar quand, au lit, l'amant sans nom meurt d'une crise cardiaque. Hélène s'enfuit, décidée à ne jamais en parler et, surtout, à tout oublier. Mais, dans son affolement, elle laisse son sac à main... avec ses papiers.
Happée par une spirale infernale, Hélène ira très loin pour sauver les apparences. Très loin, mais jusqu'où ?
Dans ce roman au suspense hitchcockien, Tatiana de Rosnay explore les arcanes de la bonne conscience et la frontière fragile entre le bien et le mal.


Mon avis :
En lisant cette quatrième de couverture, j'ai tout de suite eu l'impression que l'on s'orientait vers un drame.
L'impression de malaise général est très forte, pour cette quinqua de bonne famille qui a fait une boulette et ment pour la cacher. On assiste à une descente aux enfers que ne semble pas avoir méritée la très-comme-il-faut Hélène. A chaque fois qu'elle s'enfonce un peu plus, j'ai ressenti de la tristesse pour elle. L'escalade se fait au fur et à mesure, et c'est là qu'on se dit que le titre est bien choisi : Hélène s'enlise dans les spirales de ses mensonges.
La fin est soudaine, abrupte mais très ouverte à l'interprétation du lecteur, qui en fait un peu ce qu'il veut. J'avais commencé par me dire que j'avais rien compris (ou éventuellement manqué un truc important), puis j'ai hésité entre plusieurs "solutions" : Hélène a-t-elle tout rêvé, son mari la couvre-t-il pour sauver les apparences ?
En ce qui concerne cette fin, il y a une discussion passionnante dans les commentaires de cet article, avec une intervention de Tatiana de Rosnay herself qui vient donner son avis sur le sujet, super chouette !

samedi 22 mars 2014

No et moi

Delphine de Vigan - No et moi


Au dos du livre - Résumé :
L'une est adolescente surdouée : l'autre, à peine plus vieille, est SDF.
La première décide de voler au secours de la seconde, envers et contre tout...
L'auteur de Rien ne s'oppose à la nuit nous livre, avec No et moi, un roman à la fois tendre et impitoyable.
Cette édition exceptionnelle, illustrée par Margot de Vigan, est suivie d'une nouvelle intitulée Comptes de Noël.


Mon avis :
J'ai offert ce petit livre à ma maman pour Noël, et elle l'a dévoré. Curieuse, je le lui ai emprunté pour le lire moi aussi...
Ce livre nous fait voir la société à travers les yeux d'une jeune fille de 13 ans, très intelligente. J'ai déjà remarqué que voir le monde avec des yeux d'enfants permet d'en percevoir les défaillances plus clairement, c'est très vrai ici. La fluidité du texte et la vivacité des personnages, couplés avec le sujet délicat, en font une belle histoire pleine de sensibilité et de finesse.
Et les "comptes" de Noël sont extra !

dimanche 9 décembre 2012

Mademoiselle Météo

Susie Morgenstern - Mademoiselle Météo


Au dos du livre - Résumé :
Dans la classe d'Alizée Tramontane, on ne sait jamais ce qui va se passer. Une seule exception : le rituel de la météo du jour. Mais quand on vit à Nice, où il fait toujours beau, ce n'est pas très drôle.
Alors Alizée a une idée. Au tour des élèves de présenter un compte rendu du temps qu'il fait à un endroit de la Terre. Chacun devra trouver une façon personnelle et amusante de parler de la météo. Rien de tel pour muscler l'originalité et l'imagination !
Pour Alizée, la météo est bien plus intéressante que les hommes. Pourtant, depuis qu'elle a rencontré Axel, elle ne sait plus quoi penser. Serait-elle en train de tomber amoureuse ?
Finalement, la vie ressemble à la météo : elle réserve parfois des surprises...


Mon avis :
Un petit livre de Susie Morgenstern trouvé par ma maman, et dédicacé pour moi, si c'est pas mignon ! C'est un clin d'œil à l'un des premiers romans que j'ai lus, La sixième, du même auteur... quand j'allais entrer en sixième. Ça nous rajeunit pas tout ça !
Je n'ai pas grand chose à dire sur le livre, qui se lit très rapidement : il est plutôt destiné à un public jeune. On ne va pas vraiment au fond des choses dans l'histoire, ça reste mignon et attendrissant, tout en étant original comme concept.
La morale à en tirer ? Peu importe le temps dehors, pourvu que vous ayez du soleil au cœur !

vendredi 27 janvier 2012

Le rêve de Jean

Philippe Maxellende - Le rêve de Jean


Au dos du livre - Résumé :
Tout semblait les séparer : la religion, l'éducation, le milieu social. Ultime rejeton d'une famille ayant appartenu au second ordre, il vivait dans son monde, dans ses principes. Fille de joailliers séfarades rapatriés d'Afrique du Nord, elle était résolument moderne. Qui plus est, elle avait presque vingt-cinq ans de moins que lui. Ils n'auraient jamais dû se rencontrer. Non seulement ils se rencontrèrent mais ils se reconnurent. Elle lui écrivit avoir l'intuition qu'un jour leur histoire serait chantée par les générations à venir comme nous chantons encore les amours de Tristan et Iseult, d'Abélard et Héloïse, de Pétrarque et sa Laure.

Ecrit dans une langue colorée et musicale, un premier roman qui fait œuvre d'une véritable intensité psychologique.


Mon avis :
Je n'ai pas aimé ce roman. Mais alors pas du tout. Comme pour Ulysse et Magellan, je ne l'ai pas choisi (voir ici).
En ce qui concerne le fond et la forme, voici ce que j'en ai pensé :
- Le début du roman sonne terriblement faux à mon goût. Je n'y ai pas cru une seule seconde, c'était beaucoup trop fou. D'ailleurs, tout au long du roman, des événements à peine crédibles se produisent. Entre autres, Elisabeth, une femme pleine de caractère au départ, finit par se fait modeler par Jean, il fait d'elle ce qu'il veut. On n'y croit pas.
- Le style d'écriture est pompeux, un peu trop chargé et lourd, ce qui donne des phrases alambiquées et pas très claires.
- Ce bouquin est rempli de clichés en tous genre : l'auteur oppose les personnes d'un certain âge (Jean), à qui il donne tout le savoir et la sagesse, aux plus jeunes (Elisabeth et ses amis) dont il a l'air de se moquer, qu'il décrit comme des imbéciles qui provoquent la "déliquescence" de la société. En particulier, le livre comprend énormément de propos sexistes, surtout envers Elsa (la sœur d'Elisabeth), pour laquelle on sent beaucoup de mépris : elle n'est qu'esthéticienne, elle ne peut pas s'élever moralement... Je trouve ça peu choquant de juger les gens de la sorte.
- On sent également beaucoup de vantardise dans les propos des uns et des autres, tout semble surfait, précieux, bourgeois, maniéré. Chacun des deux personnages principaux commence par se vanter de ce que sa famille a pu faire il y a des décennies, alors qu'eux-mêmes n'ont aucun mérite à cela.
- La fin n'a rien d'exceptionnel, elle est un peu brusque et bizarre par rapport à tout le reste, on ne sait pas trop quoi en penser.
Pour conclure : le style pompeux de l'auteur prend le pas sur l'histoire en elle-même, qui n'est finalement qu'une sombre histoire d'amour mêlée de jalousie et de tromperie, sur fond de manipulation. Rien à voir avec Tristan et Iseult ! Je n'ai pas du tout aimé ce livre, et ne le recommande absolument pas.

samedi 17 septembre 2011

Les Femmes aux cheveux courts

Patrice Leconte - Les Femmes aux cheveux courts


Au dos du livre - Résumé :
Je m'appelle Thomas, je suis un chic type, je travaille dans une papeterie, j'ai vingt-sept ans, j'aime les femmes aux cheveux courts. Et il me reste un peu moins de trois ans pour trouver la femme de ma vie.
Ce jeune homme qui aimait les femmes (aux cheveux courts) enquête dans un paris de carte postale à la recherche de l'amante idéale. Le premier roman de Patrice Leconte possède le charme et la fantaisie qui ont fait le succès de ses nombreux films, du Mari de la coiffeuse à La Fille sur le pont.


Mon avis :
Le roman est court, le personnage de Thomas sympathique, même s'il a quelques idées un peu obsessionnelles. En particulier, on se demande un peu d'où il sort sa manie de vouloir trouver la femme de sa vie, une femme qui aura les cheveux courts. Quoiqu'il en soit, on le suit au gré de ses rencontres, chacune exceptionnelle à sa manière, Laurence, Louise, la pianiste de l'étage du dessus, et Colette... Sans oublier sa mère.
Un peu fantaisiste, mais mignon, ce livre se laisse lire rapidement.

dimanche 9 janvier 2011

La grand-mère de Jade

Frédérique Deghelt - La grand-mère de Jade


Au dos du livre - Résumé :
J'ai beaucoup lu, depuis très longtemps. Je suis une lectrice assidue, une amoureuse des livres. On pourrait le dire ainsi. Les livres furent mes amants et avec eux j'ai trompé ton grand-père qui n'en a jamais rien su pendant toute notre vie commune.
Jade eut l'impression que Mamoune lui assénait cette révélation comme si elle avait fait le trottoir, transformant la lecture en une activité inavouable.


Mon avis :
Je cherchais un nouveau livre, et comme d'habitude je me suis laissée séduire par la couverture (même si le résumé donnait envie aussi).
Pendant ma lecture, j'ai pris pas mal de notes, c'était la première fois que ça m'arrivait. J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, il est très émouvant pour plein de raisons.
L'histoire, la voilà : la grand-mère de Jade a fait un malaise dans sa maison de campagne, et ses filles veulent l'envoyer dans une maison de retraite. Jade trouve cela inadmissible, et elle vient "enlever" sa grand-mère, pour qu'elle vienne vivre avec elle à Paris, dans son appartement, et pour lui éviter la maison médicalisée. Tout se passe bien entre les deux femmes, on assiste à leur rapprochement et on ressent beaucoup de tendresse entre elles. Chacune apprend à l'autre des choses sur elle et sur la vie en général, et chacune dévoile son secret à l'autre : sous ses airs de bonne campagnarde, Mamoune a lu toute sa vie en se cachant, et Jade a écrit un roman que tous les éditeurs ont refusé. Alors Mamoune va mettre son expérience au service de sa petite-fille, et l'aider à faire publier son roman.
En dehors des deux héroïnes, le livre pose aussi beaucoup de questions sur la vie, sur l'amour, mais sans nous donner les réponses : à nous de les chercher !
Quant à la fin de l'histoire, elle laisse sans voix tant elle est inattendue et émouvante.
Pour moi, cette histoire est vraiment magnifique, et je crois pouvoir dire que La grand-mère de Jade est devenu mon roman préféré.

mercredi 28 juillet 2010

Chaque femme est un roman

Alexandre Jardin - Chaque femme est un roman


Au dos du livre - Résumé :
Parfois, il me semble que les femmes sont des tremplins vers le fabuleux. Écrivaines pour la plupart non pratiquantes, elles produisent de la prose intérieure destinée à tromper leurs déceptions et à soigner leurs rêves. Changent-elles de métier, d'amant ou d'opinion ? C'est d'abord une césure, un rebond de style, un chapitre qui se tourne. Adressent-elles une œillade à un passant ? C'est un best-seller qui débute. Depuis mon plus jeune âge, je sais que chaque femme est un roman. Voici en quelque sorte mes études littéraires, blondes et brunes.


Mon avis :
Hum, bon, et les rousses alors ?? Je n'ai pas aimé ce livre.
L'auteur commence par un petit "pourquoi du comment j'ai commencé ce livre ?". Ça me paraissait sympa au début, ça avait l'air d'être authentique, de vouloir décrire les merveilleuses femmes apparues dans la vie de l'auteur, des choses relativement vraies dans l'ensemble. Après lecture cependant, j'ai l'impression que l'auteur a passé son temps à se foutre de moi, à me raconter n'importe quoi. C'est tellement peu crédible tout ça (pour moi en tous cas) ! À part quelques passages émouvants, le reste a l'air d'être là pour flatter l'auteur, qui ne se lasse pas d'être narcissique.
Je n'ai donc pas aimé ce roman, puisque j'ai l'impression à la fin que ce cher Alexandre vient de passer son temps à se moquer de moi. Et je n'aime pas tellement qu'on se moque de moi.

dimanche 13 juin 2010

Le fait du prince

Amélie Nothomb - Le fait du prince


Au dos du livre - Résumé :
Il y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate.


Mon avis :
Comme souvent avec Amélie Nothomb, tout commence par une idée saugrenue, une question étrange : que feriez-vous si un inconnu venait mourir chez vous ? Certains disent qu'il faut appeler la police, d'autres un taxi pour que le corps ne soit pas découvert chez vous. D'autres préfèrent usurper l'identité du mort, et commencer une nouvelle vie.
On est vite entraîné par l'audace de cet homme qui s'invite chez un mort pour prendre sa place. La fin cependant, un peu brutale, est aussi déroutante que le reste.

lundi 31 mai 2010

Les allumettes suédoises

Robert Sabatier - Les allumettes suédoises


Au dos du livre - Résumé :
Début des années 1930, sur les pentes de Montmartre. Virginie, la belle mercière de la rue Labat, vient de mourir. Son fils, Olivier, dix ans, est hébergé par un jeune couple, Jean et Élodie. Mais c'est surtout dans les rue animées et populaires du vieux quartier parisien qu'il vit, errant jour et nuit. C'est là qu'il rencontre, émerveillé, une multitude de personnages hauts en couleurs qui se croisent sous son œil vif, parfois mélancolique ; ils vont l'aider à effacer sa peine et sa solitude. Merveilleux roman, plein de fraîcheur et de charme, de tendresse et d'humour, Les allumettes suédoises reste l'un des plus grands succès de librairie. On retrouvera le jeune garçon dans d'autres titres de Robert Sabatier, David et Olivier, Olivier et ses amis, Trois sucettes à la menthe, Les noisettes sauvages, Les filles chantantes et Olivier 1940.


Mon avis :
C'est un roman sympathique, mais je ne l'ai pas trouvé spécialement frais ou tendre comme on peut lire au dos du livre. On dirait plutôt un tableau mouvant de la vie que menaient les gens dans les années 30, au début du cinéma et de la publicité, mais j'ai eu un peu l'impression qu'Olivier n'était qu'un prétexte à la description du lieu et de l'époque plutôt qu'à une vraie histoire concernant le personnage. Pour moi qui ne suis pas fan de détails historiques, le roman m'a paru un peu long sur certaines descriptions, et un brin ennuyeux.