Bienvenue !

Bonjour et bienvenue dans ma caverne d'Ali Baba remplie de bouquins !

Ce blog regroupe mes lectures et mes avis sur celles-ci.
Comme je suis toujours un peu en retard ici, n'hésitez pas à me suivre en direct sur mon profil Goodreads.
J'espère vous inspirer pour vos prochaines lectures.

Bonne continuation dans mes pages !

Cécile

samedi 13 octobre 2018

Le liseur du 6h27

Jean-Paul Didierlaurent - Le liseur du 6h27


Au dos du livre - Résumé :
"Peu importait le fond pour Guylain. Seul l'acte de lire revêtait de l'importance à ses yeux. Il débitait les textes avec une même application acharnée. Et à chaque fois, la magie opérait. Les mots en quittant ses lèvres emportaient avec eux un peu de cet écœurement qui l'étouffait à l'approche de l'usine."

Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d'une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine...

Dans des décors familiers transformés par la magie de personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique et généreux : un de ces livres qu'on rencontre rarement.

Jean-Paul Didierlaurent vit dans les Vosges. Le liseur du 6h27 est le premier roman de ce nouvelliste exceptionnel, lauréat à deux reprises du fameux Prix Hemingway.


Mon avis :
Que vient donc faire cet homme sensible et anxieux dans cette usine ? Il n'a pas l'air à sa place. Dans notre société du chacun pour soi, la lecture quotidienne de Guylain va devenir un vrai acte de solidarité, et c'est beau. Lire un livre qui fait l'apologie de la lecture et des livres, belle mise en abyme !
Et puis il y a la clé USB de Julie. On voit tout de suite le lien entre eux deux. Elle écrit, il lit. Ils ont une manière de voir et de décrire et de ressentir les choses qui se ressemble. Elle est dame-pipi, là où les gens vont faire leurs besoins, lui s'occupe des besoins de "la chose"... Chacun sa merde en quelque sorte ! Et comme on pouvait s'y attendre, on a droit à un chouette happy end. C'est un très joli hasard qui les réunit.

J'ai vraiment bien aimé ce bouquin, qui recense un peu notre mal-être de parisiens, dans des boulots qu'on déteste, nos petits bonheurs quotidiens, et surtout les transports en commun. Très chouette lecture, qui m'a à peine duré la journée !

dimanche 7 octobre 2018

La voleuse de livres

Markus Zusak - La voleuse de livres


Au dos du livre - Résumé :
Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue.
Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret...
Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la voleuse de livres.


Mon avis :
Le narrateur de cette histoire, c'est la Mort en personne. En effet, en Allemagne juste avant la seconde guerre mondiale, elle avait sûrement de quoi faire, la Mort. Le contexte du roman, et pas mal de vocabulaire en VO, m'ont rappelé mes cours d'allemand et d'histoire du lycée, mais contrairement à mes cours, le roman, tout en digressions et en anecdotes, m'a vraiment beaucoup plu. Cette façon de raconter l'Histoire est tellement plus intéressante que lorsqu'on doit apprendre par cœur des noms et des dates !
Le livre aborde la question des relations humaines, mélange l'innocence de l'enfance avec la dureté du monde, nous raconte l'Histoire à une échelle individuelle. On y trouve beaucoup d'émotion, et certains passages sont vraiment poignants, à en avoir les larmes aux yeux, d'autant plus quand on sait que cette époque a réellement eu lieu et que ces choses ont pu se produire. Je me dis souvent que les gens vivaient plus intensément avant, mais c'est peut-être juste dû aux épreuves qu'ils traversaient, au fait qu'on ne savait pas de quoi demain serait fait. La vie était bien plus difficile, et on a tendance à l'oublier.
Et malgré tout, il y a tout de même de la place pour l'humour. La Mort n'hésite d'ailleurs pas à nous dire : "Parfois, ça me tue, la façon dont les gens meurent."
Pour conclure, des personnages adorables, un peu de philosophie, de l'humour mais aussi des émotions, un style très agréable, et différent de ce que j'ai l'habitude de lire : en gros un livre très bien écrit. J'ai adoré.

samedi 7 juillet 2018

Odette Toulemonde et autres histoires

Eric-Emmanuel Schmitt - Odette Toulemonde et autres histoires


Au dos du livre - Résumé :
"Cher monsieur Balsan,
Je n'écris jamais car, si j'ai de l'orthographe, je n'ai pas de poésie. Or, il me faudrait beaucoup de poésie pour vous raconter l'importance que vous avez pour moi. En fait, je vous dois la vie. Sans vous, je me serais tuée vingt fois.
Odette"

La vie a tout offert à l'écrivain Balthazar Balsan et rien à Odette Toulemonde. Pourtant, c'est elle qui est heureuse. Lui pas. Leur rencontre fortuite va bouleverser leurs existences.

Huit récits, huit femmes, huit histoires d'amour. De la petite vendeuse à la milliardaire implacable, de la trentenaire désabusée à une mystérieuse princesse aux pieds nus en passant par des maris ambigus, des amants lâches et des mères en mal de filles, c'est une galerie de personnages inoubliables qu'Eric-Emmanuel Schmitt poursuit avec tendresse dans leur quête du bonheur.


Mon avis :
J'ai trouvé ce petit livre sur une brocante, et il m'a tout de suite fait envie. D'une part, j'avais entendu parler du film peu de temps auparavant, et d'autre part, j'ai tendance à me fier à la couverture, et là, c'est Catherine Frot, et j'aime bien Catherine Frot.
J'ai beaucoup aimé ce recueil de nouvelles, elles sont toutes plutôt belles, simples et légères, et donnent l'impression que tout se passe très doucement, comme dans un petit cocon fermé. J'ai aimé l'impression que la morale n'est pas habituelle, mais plutôt tournée vers les bonheurs simples, le fait de rendre aux autres ce qu'on leur doit, le karma, ou encore comment on change au contact des autres. Les personnages sont tout de même un peu torturés ou malades ou étranges, mais après tout, qui ne l'est pas ? 
L'auteur a un style très agréable, que l'on retrouve dans d'autres de ses livres, comme Concerto à la mémoire d'un ange par exemple, que j'avais déjà bien aimé, ou Oscar et la dame rose. C'est très doux, très bien écrit.