Bienvenue !

Bonjour et bienvenue dans ma caverne d'Ali Baba remplie de bouquins !

Ce blog regroupe mes lectures et mes avis sur celles-ci.
Comme je suis toujours un peu en retard ici, n'hésitez pas à me suivre en direct sur mon profil Goodreads.
J'espère vous inspirer pour vos prochaines lectures.

Bonne continuation dans mes pages !

Cécile

mercredi 3 avril 2019

Nine dragons

Michael Connelly - Nine dragons


Au dos du livre - Résumé :
Detective Harry Bosch is called to investigate the murder of a store owner in a tough LA neighbourhood. For Harry, it's a trip down memory lane: he's been to Fortune Liquors before and remembers Mr Li - a man who offered him sanctuary during LA's notorious riots. Now the debt must be repaid.
Mr Li left a clue to his murderer's identity, a clue that leads Harry into a parallel criminal universe ruled by the Triads. But as he gets closer to this shady underworld, the Triads send Harry a devastating message - they have taken something of his, something he holds very dear. As Harry's life implodes, he must risk everything to track a killer who knows how to get under his skin.


Mon avis :
Une lecture en anglais, pour changer. Ceci est un polar en trois actes qui nous balance entre Los Angeles et Hong Kong, plein de suspense et de tension, qui mélange les côtés professionnel et personnel. Si la première partie est une investigation somme toute assez classique pour un policier, j'ai trouvé la seconde très originale, plus stressante, presque plus intime. Chacune des étapes a ses rebondissements, et ce n'est pas une écriture à la Hollywood, malgré quelques clichés habituels du genre. La fin amène d'ailleurs un petit retournement de situation assez inattendu ! Je n'ose pas en dire plus de peur de gâcher l'intrigue, mais j'ai beaucoup apprécié, et ce bien que ce soit le tome 14 des aventures d'Harry Bosch : ça ne m'a absolument pas gênée dans ma compréhension.

samedi 30 mars 2019

Plus forte que la rue

Fiona Thibeaux - Plus forte que la rue


Au dos du livre - Résumé :
A 19 ans, lorsqu’elle découvre le corps de sa mère en état de décomposition dans l’appartement familial, Fiona ne sait pas que le pire est à venir. Fille unique de parents divorcés, maman d’un bébé de quelques mois, elle n’a personne à qui confier sa peine. Les mois passent, les factures s’accumulent, les amis se font de plus en plus rares. La descente aux enfers commence.
Récit poignant et bouleversant d’une jeune femme malmenée par la vie.


Mon avis :
J'ai rencontré Fiona quand j'étais au collège. J'étais alors bien loin de me douter que, plus de 10 ans plus tard, je la retrouverais sur les rayons de ma bibliothèque. J'ai appris par une amie commune qu'elle avait écrit un livre. Et quand j'ai compris pourquoi, j'ai été secouée. Quoi ? Être SDF, ça peut aussi arriver à des gens qu'on connaît ? Une sorte de révélation, je me suis rendue compte que j'avais des préjugés. Alors je les ai mis de côté, et j'ai lu.
Le style est vivant, proche du langage parlé, vraiment proche de la Fiona que j'ai connue. Du coup, cela m'a beaucoup touchée. J'ai pris conscience de certaines choses : certains humains valent moins que des animaux aux yeux des autres, ils sont carrément invisibles, des êtres humains n'ont pas les moyens de couvrir leurs besoins élémentaires pendant que d'autres ne savent pas quoi faire de tout leur argent. Il n'y a pas d'égalité dans la société de nos jours, ni de solidarité. C'est assez déprimant, mais ça donne aussi envie de refuser de faire partie de cette masse de gens anonymes qui ignore ou méprise ceux qui n'ont pas eu autant de chance qu'eux dans la vie. Car notre sort à tous ne tient qu'à peu de choses : une main qui se tend, un environnement défavorable, et c'est le monde qui bascule.
J'ai lu ce livre en 2015 (oui oui je suis très en retard), et j'espère être devenue une meilleure personne depuis.
Fiona, j'espère que tout va bien pour toi maintenant, merci pour avoir écrit ce livre.

mardi 19 février 2019

Les larmes de Tarzan

Katarina Mazetti - Les larmes de Tarzan


Au dos du livre - Résumé :
Elle, c'est Mariana, mais leur rencontre fut assez fracassante pour qu'il la surnomme Tarzan. Lui, il s'appelle Janne, pour de vrai. Mère célibataire, elle élève seule deux enfants, caresse le souvenir de leur fantasque père évaporé dans la nature et tente de nourrir sa petite famille malgré les fins de mois asphyxiantes. Lui, il roule en Lamborghini, papillonne sans s'engager avec de jeunes femmes forcément cadres, élégantes et dynamiques, et déteste que des marmots salissent les sièges en cuir de sa voiture de sport.
Ces deux-là peuvent-ils s'aimer ? Et si, malgré l'abîme qui les sépare, ils s'attachent l'un à l'autre, sauront-ils vivre une relation décomplexée qui fera fi des conventions et des barrières sociales ?
Après l'immense succès du Mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti met en scène un nouveau couple loufoque et improbable pour mieux brocarder les injustices sociales et rire de l'éternelle guerre des sexes dans un roman enlevé, drôle et caustique.

Née en 1944, Katarina Mazetti est journaliste. Auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle a rencontré un succès phénoménal avec Le mec de la tombe d'à côté, traduit en de nombreuses langues. Son œuvre est publiée en France par les éditions Gaïa.


Mon avis :
Voilà encore un livre qui a traîné bien trop longtemps dans ma pile à lire. De la même autrice, j'avais beaucoup aimé Le mec de la tombe d'à côté, mais j'avais un peu peur que le sujet soit trop redondant entre les deux livres. Finalement, j'ai trouvé que le thème était traité de manière très originale, déjà rien que dans la forme : le narrateur est un personnage différent à chaque chapitre, le style et le registre de langue s'adaptent en fonction du personnage qui est en charge de raconter l'histoire. J'ai trouvé ça vraiment rare mais très plaisant, et me suis dit qu'en tant qu'auteur, ce ne doit pas être évident de passer de l'un à l'autre !
Pour ce qui est du fond, le quotidien de la famille de Tarzan n'est vraiment pas rose, mais celui de Janne ne l'est pas non plus, dans un registre différent. J'ai beaucoup aimé le fait que le roman ne soit pas du tout manichéen, ce n'est pas tout blanc ou tout noir, et la fin est heureuse même si ce n'est pas "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". C'est tendre, humain et très sympa.