Bienvenue !

Bonjour et bienvenue dans ma caverne d'Ali Baba remplie de bouquins !

Ce blog regroupe mes lectures et mes avis sur celles-ci.
Comme je suis toujours un peu en retard ici, n'hésitez pas à me suivre en direct sur mon profil Goodreads.
J'espère vous inspirer pour vos prochaines lectures.

Bonne continuation dans mes pages !

Cécile

samedi 22 juin 2019

Justine et Juliette

Marquis de Sade - Justine ou Les malheurs de la vertu
Histoire de Juliette ou les prospérités du vice



Résumé de Justine :
Rejetant la douce nature rousseauiste, Sade dévoile le mal qui est en nous et dans la vie. La vertueuse Justine fait la confidence de ses malheurs et demeure jusque dans les plus scabreux détails l'incarnation de la vertu. Apologie du crime, de la liberté des corps comme des esprits, de la cruauté (extrême sensibilité des organes connue seulement des êtres délicats), l'œuvre du marquis de Sade étonne ou scandalise. C'est aussi une œuvre d'une poésie délirante et pleine d'humour noir.


Résumé de Juliette :
Juliette, brune, les yeux coquins et charmeurs, est une jeune femme libertine et orgueilleuse. Contrairement à sa sœur, la vertueuse et naïve Justine, Juliette, au sortir du couvent, choisit le vice comme ligne de conduite. Cette anti-héroïne expérimente alors toutes les formes de dépravation possibles, côtoyant des individus tous plus déviants les uns que les autres...
Aussi riche en scène explicites que Justine, le premier livre du marquis de Sade, Juliette continue à fasciner et à faire scandale par une immoralité viscérale propre à la pensée de son auteur.
Longtemps rejeté en marge de la société, le sulfureux marquis de Sade est aujourd'hui considéré comme une référence de la littérature érotique.


Mon avis :
Justine est plus pure que le bon Dieu en personne. Tout le monde passe son temps à essayer de la convaincre qu'elle a tort d'être croyante, que suivre le chemin de la vertu ne sert à rien, et que cela va la rendre malheureuse, alors que si elle faisait ce que bon lui semble, la vie serait facile et agréable. Justine s'obstine malgré tous ces argumentaires à rester vertueuse, et elle sera violée, dévalisée, jetée dehors, accusée de tout à de nombreuses reprises. C'est le duel du plaisir contre la vertu, du bien contre le mal, de la spiritualité contre la nature humaine, du bien-être personnel contre la bienfaisance, de l'égoïsme pur contre la charité. A chaque étape du chemin, Justine essayera tant bien que mal de raisonner avec les libertins qu'elle est forcée de servir, et à chaque fois on argumentera avec elle en retour, en lui donnant des raisons précises et des exemples, et en la poussant à rejeter ses idées. La morale, s'il faut en trouver une, semble nous dire que sur cette terre, il se peut que la vertu ne soit pas très bien récompensée, mais qu'il ne faut pas laisser cela vous détourner du droit chemin, car ce ne sera qu'à force de vertu qu'il sera possible de trouver le bonheur dans l'autre monde.

Juliette, la sœur de Justine, est tout l'inverse. Elle suit ses envies et profite des plaisirs de la vie. Cela n'empêche pas ses nombreux amants d'argumenter longuement avec elle sur l'existence de Dieu, le vice et la vertu, le fluide nerveux (!) et enfin de passer leur temps à justifier le crime. J'ai trouvé certaines de ces parties extrêmement dérangeantes.

J'ai clairement préféré l'histoire de Justine à celle de Juliette, qui m'a semblé vraiment rébarbative au bout d'un moment.

dimanche 19 mai 2019

Mémé

Philippe Torreton - Mémé


Au dos du livre - Résumé :
"Mémé, c'est ma mémé, même si ça ne se dit plus. Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d'avant-guerre.
Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n'est pas une enquête, ce n'est pas une biographie, c'est ce que j'ai vu, compris ou pas, ce que j'ai perdu et voulu retenir, une dernière fois.
Mémé, c'est mon regard de gamin qui ne veut pas passer à autre chose."

Voici le portrait qu'à plus de quarante ans Philippe Torreton fait de celle qui fut le personnage central de son enfance, un portrait tendre et nostalgique, construit par petites touches comme la mémoire, où chacun retrouvera sa grand-mère ou celle dont il a rêvé.


Mon avis :
Ce livre sent la nostalgie avant même qu'on l'ait ouvert. Rien qu'à le tenir dans ses mains, on sent la tendresse dans ce livre, il évoque ces moments de l'enfance qu'on voudrait garder mais qu'on déforme à force de se les repasser, ou qu'on a oubliés mais qui nous ont été racontés maintes et maintes fois. Les souvenirs d'enfance, à mi-chemin entre la réalité et cette imagination débordante qu'on avait.
Quelques passages m'ont plus particulièrement ramenée à ma propre enfance : la façon de prononcer les "et" "é" et vice versa, l'écume de la confiture de groseilles, lui faisait les foins et nous c'étaient les cerises, ou encore la fabrication de potions dans le jardin avec les cousins quand nous à la plage on faisait de la grande pâtisserie, et autres erreurs de compréhension orales comiques (la soupe au riz qui devient la "soupe pourrie", c'est presque notre "là haut-dessus l'a dit") !
Au-delà des souvenirs pleins de nostalgie et de tendresse, je remarque que le livre remet les choses en perspective pour nous qui avons tout. Faire preuve de bon sens, respecter le vivant, vivre une vie simple avec parcimonie, recycler, tant de choses que nos grands-parents faisaient par nécessité, et que nous ferions bien de remettre au goût du jour...
Ce livre est plein de tendresse, émouvant, poétique, il sent l'enfance et rappelle une période d'insouciance heureuse, et je l'ai beaucoup aimé.

samedi 11 mai 2019

La vie à reculons

Gudule - La vie à reculons


Au dos du livre - Résumé :
Mi-septembre, c'est la rentrée ! Dans la classe de quatrième 1, les filles ont les yeux rivés sur le nouveau, Thomas. Pour Elsa, il est "le Grand Bleu", ni plus ni moins. Admiration réciproque qui se traduit par un tendre flirt... Jusqu'au jour où un professeur, affolé, décide d'avertir les parents d'Elsa : Thomas est séropositif ! Bientôt, tout le collège est au courant. Colère d'Elsa, et rage de Thomas...
Car Thomas veut vivre comme tout le monde. Il ne veut ni du mépris, ni de la pitié. Mais pour cela, il devra se battre.


Mon avis :
J'ai lu ce livre pour la première fois au collège il me semble, il était à notre programme de français. Depuis, je l'ai relu plusieurs fois, et je l'ai choisi pour la catégorie "un livre de ton enfance" du challenge lecture 2015, car il faisait partie de mes livres préférés quand j'étais collégienne, avec Le chevaucheur de Provence de Jean-Côme Noguès et À cloche cœur de Marie-Florence Ehret.
La vie à reculons, c'est un livre pour jeunes ados, très bien pour expliquer le SIDA, comment ça s'attrape (et comment ça ne s’attrape pas), quelles sont les conséquences, ce genre de choses. Ça se lit très vite, c'est un peu mielleux, très mignon, et plein de bonnes intentions ! Une très bonne lecture informative pour les jeunes.