Bienvenue !

Bonjour et bienvenue dans ma caverne d'Ali Baba remplie de bouquins !

Ce blog regroupe mes lectures et mes avis sur celles-ci.
Comme je suis toujours un peu en retard ici, n'hésitez pas à me suivre en direct sur mon profil Goodreads.
J'espère vous inspirer pour vos prochaines lectures.

Bonne continuation dans mes pages !

Cécile

lundi 2 décembre 2019

Bonjour tristesse

Françoise Sagan - Bonjour tristesse


Au dos du livre - Résumé :
La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux.
La visite d'une femme de cœur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.
C'était l'été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un "charmant petit monstre" qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.


Mon avis :
Ce livre est un classique, je l'ai acheté d'occasion.
Le Larousse définit la tristesse comme l'état de quelqu'un qui éprouve du chagrin, de la mélancolie, une impression pénible ou mélancolique produite par les choses qui manquent d'animation, de vie, ou encore le caractère de ce qui est affligeant, déplorable. Les trois définitions sont applicables à ce roman qui se déroule presque à huis clos dans cette villa au bord de la mer.
Cécile, 17 ans, nous fait traverser avec elle tous les sentiments que son âme jeune et (bientôt plus si) innocente rencontre. Le livre rend bien les émotions contradictoires de la jeunesse qui grandit plus vite que prévu, à la suite d'un élément perturbateur : la colère, la rébellion, la désobéissance, et quand c'est trop tard, le regret, le remords, un relent amer. Et puis la vie qui finit par reprendre son cours, comme si de rien n'était. L'insouciance de la jeunesse contre la discipline de l'expérience... On a tendance à oublier parfois que quel que soit notre âge, nous sommes avant tout des êtres humains avec des sentiments.

dimanche 4 août 2019

L'élégance des veuves

Alice Ferney - L'élégance des veuves


Au dos du livre - Résumé :
Au rythme des faire-part de naissance et de mort, voici la chronique de destins féminins dans la société bourgeoise du début du siècle. Fiançailles, mariages, enfantements, décès... le cycle ne s'arrête jamais, car le ventre fécond des femmes sait combler la perte des êtres chers. C'est avec l'élégance du renoncement que l'on transmet ici, de mère en fille, les secrets de chair et de sang, comme si la mort pouvait se dissoudre dans le recommencement.


Mon avis :
Le roman raconte d'une manière très douce l'éternel cycle de la vie, de la naissance à la mort, mais dans l'intimité d'une famille. On y trouve les conseils féminins passés de mère en fille, et, en ces temps de guerre, de veuve en veuve.
Plutôt que l'élégance, j'aurais eu envie que le titre suggère la dignité ou le courage pour évoquer ce qu'une femme est capable d'endurer, surtout au début du vingtième siècle.
C'est un très beau livre, malgré le fait que le sujet de la maternité ne soit pas l'un des plus parlants pour moi.

mercredi 31 juillet 2019

La route

Cormac McCarthy - La route


Au dos du livre - Résumé :
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d'objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur voyage ?

"Une émotion d'une intensité rarement atteinte dans la littérature." - Le Point


Mon avis :
La première chose qui m'a frappée, c'est la ponctuation. Il n'y a presque rien, juste des points, quelques virgules. Le rythme des phrases est haché. Ce sont de toutes petites phrases, comme si l'auteur s'économisait. Comme si les mots étaient rares. Le style est rude, comme la vie dans ce futur dont on ignore tout. Il y a eu une catastrophe, oui, mais quelle était sa nature, en quelle année elle s'est produite, on n'en sait rien. Il n'y a rien de superflu dans ce roman. Pas de prénoms, pas de ponctuation, quelques mots échangés entre les personnages, mais jamais plus que le nécessaire. Et ce rythme haché, ces toutes petites phrases, m'ont happée dans le roman. Une phrase, puis la suivante, on avance dans ce récit au rythme où l'homme et le petit avancent sur la route, toujours plus loin, sans s'arrêter. J'ai eu du mal à lâcher le livre, je voulais arriver au bout de la route avec eux. Mais pour y trouver quoi ? On ne le sait pas, et pourtant il y a l'espoir. Malgré la cendre partout, le gris, le froid, les "méchants", il y a ce pressentiment fou que quelque chose de beau, de chaud, qui en vaille la peine, subsiste, quelque part.
Une super lecture, à éviter toutefois si vous êtes un peu déprimés, ça risquerait de ne pas améliorer les choses.
Maintenant, les prochaines étapes : lire ce livre en version originale anglaise, et voir le film.