Bienvenue !

Bonjour et bienvenue dans ma caverne d'Ali Baba remplie de bouquins !

Ce blog regroupe mes lectures et mes avis sur celles-ci.
Comme je suis toujours un peu en retard ici, n'hésitez pas à me suivre en direct sur mon profil Goodreads.
J'espère vous inspirer pour vos prochaines lectures.

Bonne continuation dans mes pages !

Cécile

mardi 19 février 2019

Les larmes de Tarzan

Katarina Mazetti - Les larmes de Tarzan


Au dos du livre - Résumé :
Elle, c'est Mariana, mais leur rencontre fut assez fracassante pour qu'il la surnomme Tarzan. Lui, il s'appelle Janne, pour de vrai. Mère célibataire, elle élève seule deux enfants, caresse le souvenir de leur fantasque père évaporé dans la nature et tente de nourrir sa petite famille malgré les fins de mois asphyxiantes. Lui, il roule en Lamborghini, papillonne sans s'engager avec de jeunes femmes forcément cadres, élégantes et dynamiques, et déteste que des marmots salissent les sièges en cuir de sa voiture de sport.
Ces deux-là peuvent-ils s'aimer ? Et si, malgré l'abîme qui les sépare, ils s'attachent l'un à l'autre, sauront-ils vivre une relation décomplexée qui fera fi des conventions et des barrières sociales ?
Après l'immense succès du Mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti met en scène un nouveau couple loufoque et improbable pour mieux brocarder les injustices sociales et rire de l'éternelle guerre des sexes dans un roman enlevé, drôle et caustique.

Née en 1944, Katarina Mazetti est journaliste. Auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle a rencontré un succès phénoménal avec Le mec de la tombe d'à côté, traduit en de nombreuses langues. Son œuvre est publiée en France par les éditions Gaïa.


Mon avis :
Voilà encore un livre qui a traîné bien trop longtemps dans ma pile à lire. De la même autrice, j'avais beaucoup aimé Le mec de la tombe d'à côté, mais j'avais un peu peur que le sujet soit trop redondant entre les deux livres. Finalement, j'ai trouvé que le thème était traité de manière très originale, déjà rien que dans la forme : le narrateur est un personnage différent à chaque chapitre, le style et le registre de langue s'adaptent en fonction du personnage qui est en charge de raconter l'histoire. J'ai trouvé ça vraiment rare mais très plaisant, et me suis dit qu'en tant qu'auteur, ce ne doit pas être évident de passer de l'un à l'autre !
Pour ce qui est du fond, le quotidien de la famille de Tarzan n'est vraiment pas rose, mais celui de Janne ne l'est pas non plus, dans un registre différent. J'ai beaucoup aimé le fait que le roman ne soit pas du tout manichéen, ce n'est pas tout blanc ou tout noir, et la fin est heureuse même si ce n'est pas "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". C'est tendre, humain et très sympa.

jeudi 10 janvier 2019

Mon bel oranger

José Mauro de Vasconcelos - Mon bel oranger


Au dos du livre - Résumé :
A cinq ans, tout le monde bat Zézé et lui dit qu'il est le diable... Mais, ange ou démon, Zézé a un secret : un oranger, le seul confident de ses rêves, qui l'écoute et lui répond.


Mon avis :
Ce livre m'avait été recommandé par ma maman, mais pour une fois j'ai acheté ma propre version au lieu de l'emprunter à droite ou à gauche.
Le livre nous plonge immédiatement dans la vie quotidienne d'une famille brésilienne (très) pauvre, et ce n'est manifestement pas rose tous les jours (entre autres à Noël). Faute de moyens, Zézé va devoir emménager avec ses parents et ses frères et sœurs dans une nouvelle maison. Lors de la première visite de cette maison, certains des 
enfants adopteront les arbres du jardin. Zézé, le dernier à choisir, se retrouvera avec le tout petit pied d'oranges douces. D'abord déçu, il en fera vite son confident et son meilleur ami. D'ailleurs, Zézé a six ans (ou plutôt cinq), il est très précoce et plein de contradictions. Un petit diablotin à la maison, un petit ange au-dehors. Parfois très sage et gentil, parfois complètement insupportable. Il est persuadé, probablement parce qu'on le lui a souvent répété, d'avoir le Diable pour parrain, et a une piètre estime de sa personne. Et pourtant, il a un cœur d'or. Mais ses bêtises récurrentes lui valent très souvent de sacrées raclées. Seule Glória n'aime pas que l'on batte Zézé. La lecture amène rapidement à relativiser sa propre enfance...
Et malgré tout, ce ne sont pas les corrections qui feront le plus de mal à Zézé. La perte de l'innocence, de la tendresse, de l'imagination de l'enfant, feront pour lui bien plus de dégâts que n'importe quelle boucle de ceinture.
C'est un livre extrêmement émouvant, que j'ai trouvé terriblement triste. À lire et à relire, sans oublier de pleurer à la fin.

dimanche 6 janvier 2019

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea

Romain Puértolas - L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea


Au dos du livre - Résumé :
Une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l'Europe et dans la Libye postkadhafiste. Une histoire d'amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d'une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle. Les tribulations d'un fakir devenu culte.


Mon avis :
Au premmier abord, on a l'impression d'être devant une lecture plutôt légère : le titre déjà, à rallonge, la couverture colorée, le tapis clouté Ikea kisifrǿtsipik, l'humour des premiers chapitres, le voyage complètement farfelu de notre fakir, des références à Tintin, des allusions hilarantes au mode de vie des gitans (Mercedes-Shayana et Miranda-Jessica Palourde)...
Mais derrière l'humour un peu premier degré, on sent que le fond est plus critique qu'il n'en a l'air, satirique. L'attention est attirée sur les conditions de vie déplorables de clandestins, la manière dont ils sont gérés en Angleterre, et on ne sait plus très bien si on doit en rire ou en pleurer.
Par son style, ce bouquin m'a fait penser au livre Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, qui partait aussi un peu dans tous les sens.